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Mère et psychoéducatrice : un duo SI gagnant?

Depuis que je suis belle-mère, c’est incroyable le nombre de fois que je me suis fait dire : « Hon! Ton beau-fils est don’ ben chanceux! Tsé, il a une psychoéducatrice comme belle-maman! » ou encore « C’est sûûûûr que tu es une bonne belle-mère, tu es psychoéducatrice! » Et j’ai droit aux mêmes préjugés positifs (oui, oui, c’est comme ça que ça s’appelle) depuis que je suis devenue mère.

 

Le Larousse nous apprend qu’un préjugé positif, c’est un « jugement sur quelqu'un, quelque chose, qui est formé à l'avance selon certains critères personnels et qui oriente en bien les dispositions d'esprit à l'égard de cette personne ».

 

Bien évidemment, les intervenants et intervenantes, peu importe leur titre d’emploi, entretiennent également ces propres préjugés à leur égard. Imaginez un peu le genre de conversation mentale que ça donne!

 

D’un côté, la mère : Ouin, là, j’étais vraiment à boutte, ça fait que j’ai acheté la paix. Ouf, ça fait du bien!

 

Et de l’autre, l’éducatrice : NON! Pire stratégie EVER! Les études démontrent que « acheter la paix » ne fait que renforcer le comportement inadéquat adopté par l’enfant en lui montrant que lorsqu’il crie/pleure/chigne, il obtient ce qu’il veut.

 

Et c’est ainsi, à CHA-QUE petit choix de parent qui est fait. C’est, disons… intense. Et lourd. Et MÉGAculpabilisant et donc, non constructif.

 

Une mère éducatrice qui vit des défis avec son enfant sur un aspect particulier n’a pas toujours le gout d’aller demander de l’aide sur un groupe de soutien de parents. « Ben là, elle devrait le savoir : elle est pro dans l’élevage d’enfants, elle! » Tsé, le fameux cordonnier mal chaussé (si vous saviez à quel point je DÉTESTE cette expression tellement culpabilisante!)...

 

Évidemment, ça peut générer beaucoup d’isolement chez ces mères qui sentent qu’elles ne peuvent demander de l’aide, parce qu’elles devraient tout savoir, en tout temps.

 

Or, élever un enfant, avec tout ce que ça implique, c’est-à-dire l’amour inconditionnel, l’absence de recul émotif et donc, l’implication affective n’a absolument rien à voir avec le fait d’intervenir dans une famille avec laquelle on n’habite pas et n’avons aucun lien filial. On a alors un regard objectif, on a le temps de réfléchir, d’observer et de proposer des stratégies personnalisées. On soutient les parents ainsi que leurs enfants dans la mise en place de ces interventions.

 

Mais oui, parfois, nous aussi, nous avons besoin d’un regard objectif, de recul, de souffler et de relativiser avec notre propre famille. Nos enfants ont leur propre personnalité, qui peut « fitter » ou moins « fitter » avec la nôtre. Nous avons un conjoint ou une conjointe qui n’a pas toujours la même vision de comment on devrait élever ces beaux p’tits êtres-là, ce qui peut générer des conflits, n’est-ce pas?

 

Et aussi, bien souvent, on ne va pas en intervention par hasard : c’est qu’on a une sensibilité (pour ne pas dire hypersensibilité!) particulière et probablement un vécu qui n’a pas toujours été doux et lisse… Et tout cela a (évidemment!) pu générer des bibittes personnelles, des blessures qui ne sont pas encore tout à fait pansées. Et vous savez quoi? C’est NORMAL! Parce que la souffrance et les doutes font partie de l’expérience humaine et que, surprise! les éducatrices SONT humaines!

 

***

Dans cette nouvelle chronique, je vous propose d’aborder chaque mois la réalité des éducatrices qui sont également mères, les combats intérieurs que cela peut générer, les dilemmes moraux auxquels on fait face, les grands paradoxes de nos vies... alouette! Bien sûr, tout cela sera fait avec humour!

 

Cette idée m’est venue à la suite de la parution de mon livre Le bonheur d’être un parent imparfait, mais surtout, après la naissance de ma fille, alors que j’ai découvert tous ces paradoxes de la vie de maman-psychoéducatrice… ha! J’ai surtout réalisé que je n’étais pas la seule dans cette situation et qu'il valait mieux en rire – avec bienveillance, évidemment – et de le partager afin de briser ce sentiment d’isolement que les femmes dans la même situation que moi peuvent ressentir.

 

Ceci s’inscrit également dans ma ligne éditoriale, qui est axée sur la bienveillance envers soi et l’indulgence. Si ce n’est déjà fait, je vous invite d’ailleurs à me suivre sur ma page Facebook : @stephaniedeslaurierspsychoeducatrice, sur mon compte Instagram @stephanie.deslauriers.psed ainsi que sur mon site Web au www.stephaniedeslauriers.com.

 

Je termine cette petite section « autopromotion » en rappelant que j’offre des conférences et formations dans les milieux de garde et les bureaux coordonnateurs! Vous aurez accès aux différentes animations offertes ainsi qu’à toutes les informations entourant la façon de procéder pour réserver votre animation via mon site Web.

 

***

Alors, vous qui êtes éducatrices et mères, est-ce qu’on se dit qu’à partir de maintenant, on essaie de lâcher la pression d’être les éducatrices de nos enfants, chums et blondes? Est-ce qu’on essaie de se donner plus le droit à l’erreur? Oui? OK, GO!

 

Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice et maman

 


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Auteur

Stéphanie DeslauriersStéphanie Deslauriers

 

Psychoéducatrice, Stéphanie Deslauriers a créé le blogue à succès Ensemble, maintenant en septembre 2010.

Elle collabore régulièrement à divers médias, soit la presse, le Web, la télévision et la radio afin d’aborder des sujets en lien avec sa profession. Elle est collaboratrice à l’émission Format Familial depuis la première saison. Elle a remporté le Grand Prix de littérature adulte de la Montérégie pour son premier roman, L'Éphémère, paru en 2014, et a été nominée à deux reprises pour ses ouvrages pédagogiques.

Elle est fascinée par l’être humain et passionnée de la communication sous toutes ses formes. Elle tente de transmettre ceci à ses étudiants de l’Université de Montréal ainsi qu’aux participants qui assistent à ses formations et conférences.



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