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Accepter mon enfant tel qu’il est

Si certaines difficultés persistent avec votre enfant, cette compréhension de ce qu’est l’acceptation vous aidera à véritablement lâcher prise. L’acceptation inconditionnelle ne s’atteint que par un abandon de nos croyances erronées (principes, « patterns », stéréotypes, valeurs dépassées, etc.) achetées des générations antérieures sans les remettre en question. Celles-ci nous poussent à agir d’une façon non aimante et inefficace. Les questions à se poser : Pourquoi je n’arrive pas à lâcher prise? À quelles fausses croyances est-ce que je m’accroche?

 

Par exemple, je crois à tort que… 

  • un enfant a la même perception qu’un adulte;
  • un adolescent a la même capacité de jugement qu’un adulte;
  • je n’ai pas le choix : je dois mettre de la pression sur mon enfant, au risque de lui faire perdre son estime personnelle, parce qu’il lui faut acquérir telle ou telle capacité;
  • la peur et la culpabilité sont de bons moyens pour qu’il change ses comportements;
  • il m’est impossible d’avoir du temps à consacrer à mon enfant, je suis persuadé que je n’en ai pas;
  • si je lui révèle ce qu’il a de bon et de beau en lui, il deviendra arrogant ou vaniteux;
  • il est inutile de souligner la partie positive de ses actions et qu’au contraire, il faut lui montrer ce qu’il a mal fait;
  • il est conscient de tout ce que je fais pour lui, il devrait être reconnaissant;
  • je dois jouer mon rôle de parent en toutes circonstances et garder mes distances;
  • impliquer un enfant est trop demandant et cela me fait perdre du temps;
  • répéter, menacer, argumenter et crier est nécessaire pour apporter des changements;
  • je n’ai pas à changer mes mauvaises habitudes, il apprendra par lui-même;
  • je peux me permettre d’être dur sans qu’il soit affecté; 
  • une bonne colère défoule et me donne de l’autorité;
  • il doit correspondre à mes idéaux pour réussir dans la vie;
  • il connait le fond de ma pensée, je n’ai pas à la lui exprimer;
  • intentionnellement, il agit méchamment dans le but de me faire du mal;
  • à partir de 9-10 ans, il peut s’élever et s’encadrer seul;
  • il deviendra responsable et autonome de lui-même, je n’ai pas à le guider;
  • je dois le faire souffrir pour qu’il comprenne la leçon;
  • je n’ai pas à lui demander son avis, c’est moi le « parent »;
  • en lui faisant des demandes, il s’exécutera de lui-même sans que je sois toujours à côté de lui, car il est assez responsable.

Les limites font partie du bagage humain

L’acceptation inconditionnelle de l’autre, tel qu'il est, est une chose rare. Nous avons constaté que l'inacceptation résultait aussi d’une grande incompréhension, issue d’idées préconçues (fausses croyances) que l’on nous a transmises de génération en génération ou d’un manque de connaissance de ce qu’est l’être humain.

 

Nous avons été habitués à nous aimer sous condition; c’est souvent pour cela que nous ne nous aimons pas véritablement. Il en est de même pour notre amour envers nos enfants. Selon une fausse croyance très répandue, démontrer à l’enfant une acceptation inconditionnelle serait mauvais. Selon cette théorie, ce serait lui démontrer que ses défauts ou comportements dérangeants sont acceptables. Pourtant, ils le sont parce qu’être aimé sous condition n’est pas être aimé. Accepter, c’est accepter le tout. Aimer, c’est aimer le tout. Aimer, c’est ça!

 

Sans acceptation, il ne peut y avoir respect, patience et tolérance; il n'y a que rejet et intolérance. Accepter ne veut pas dire laisser faire, abdiquer ou tolérer quand il y a nuisance ou danger. Accepter veut dire respecter la limitation actuelle et lorsque cela est possible, agir positivement pour annuler son effet négatif.

 

Choisir d’aimer

Si votre enfant était diabétique, allergique ou asthmatique ou avait un handicap physique ou intellectuel, vous adapteriez naturellement vos interventions, sans le juger malintentionné.

 

Exemples : Vous adapteriez l’alimentation d’un enfant diabétique ou allergique en fonction de sa particularité. Vous ne demanderiez pas à un enfant asthmatique de faire du sport avec la même énergie que son frère non affecté par cette limitation; vous accepteriez facilement sa différence, conscient qu’il n’est pas malveillant.

 

Par contre, si votre enfant est lent, agité ou colérique, il vous est difficile de ne pas laisser monter en vous des jugements sur lui, il vous arrive même de penser qu’il est méchant et qu’il fait exprès. Comme dans les cas précédents, au lieu d’adapter vos interventions en considérant sa limitation, vos réactions sont plutôt empreintes d’attitudes de rejet. Ainsi, vous le maintenez dans cette limitation, vous qui aimeriez tellement qu’il change. En bout de ligne, tout ce que vous récoltez, c’est de la tension. Rien ne change alors qu’en acceptant et en appliquant des Actions Aidantes Aimantes, tout en restant ferme quant à vos demandes, vous pourriez l’aider à sortir de cette limitation et de cette souffrance qui vous affecte tous les deux.


Face à une limitation

Si j'accepte, je peux l'aimer avec sa limitation. Ainsi, je ne mettrai pas de pression pour le changer. Si cette limitation est nuisible pour lui actuellement, peut l’être plus tard ou encore si elle nuit aux autres, j'agirai positivement, d’abord en acceptant sa limitation et en pratiquant l'escalier de l'apprenti-« sage » et les AAA, tel qu’enseigné dans notre formation Parent-guide, Parent-complice.

 

Si je n'accepte pas, je ne peux aimer; je vais réagir, m'emporter, perdre le contrôle, souffrir et faire souffrir.


Face à une situation conflictuelle

Si j'accepte, je suis patient, tolérant; je peux me maitriser, donc maitriser la situation, la transformer et régler le conflit.

 

Si je n'accepte pas, j'ai une attitude de rejet, suis arrogant, impatient et intolérant. Donc, je ne peux me maitriser ni maitriser la situation. Cela maintient ou accentue le conflit.


Si vous franchissez cette étape, accepter votre enfant tel qu’il est, vous vivrez un grand détachement. Une grande paix intérieure vous permettra d'agir avec amourau lieu de mettre de la pression et de passer à des actes parfois inhumains et dire des paroles qui feront en sorte que l'enfant ressente du rejet, se sente seul, soit affecté, parce qu'il ressent qu'il ne correspond pas à vos attentes. Dans ces cas, plutôt que de vivre la grande joie d'être aimé de son papa ou sa maman, votre enfant ressentira plutôt la tristesse de décevoir.

 

Hélène Renaud et Michel-Jacques Bergeron


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