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Doit-on attendre les aveux de l’enfant pour signaler une situation?

On me pose souvent cette question : « Dois-je attendre d’avoir les aveux de l’enfant avant de signaler une situation à la protection de la jeunesse? » Aujourd’hui, je vous explique tout en détail et je vous dis comment faire si vous vous inquiétez pour un enfant et sa famille.

 

Il est possible que vous rencontriez un enfant en difficulté au cours de votre carrière. Quand on parle de « difficulté », on peut parler de négligence parentale, de violence physique, d’abus sexuel, de mauvais traitements psychologiques, voire d’abandon. Ces situations ne sont pas souhaitables et, en tant qu’adultes, on souhaiterait tous de ne pas avoir à être confrontés à une telle situation. Cependant, comme je le dis souvent aux éducatrices en formation avec moi, mieux vaut être outillée afin d’être ouverte et alerte aux signes inquiétants. On me revient souvent avec la même question : « Doit-on attendre d’avoir les aveux de l’enfant pour aller plus loin? » Non, vous n’avez pas besoin d’avoir les aveux de ce dernier. Après tout, ceux-ci ne viendront peut-être jamais, et ce, pour plusieurs raisons.

 

Alors, que faire si vous vous inquiétez pour un enfant? L’élément le plus fondamental à considérer est d’observer l’enfant. Vous devez observer ses gestes, ses paroles, son apparence physique, les marques sur son corps même. Il faut aussi prêter attention à tout changement de comportement. Notez ces observations sous la forme de faits observables et mesurables, avec la date des évènements. Ces éléments vous seront très importants quand viendra le temps de faire un signalement à la protection de la jeunesse. C’est l’accumulation de faits qui déterminera la rétention ou non du signalement et la poursuite des démarches.

 

Je vous suggère également de discuter avec des collègues ou votre supérieur concernant vos inquiétudes. Vous êtes, sans aucun doute, émotivement impliquée. Il peut parfois être difficile de prendre un pas de recul. En discuter, rapporter les faits et prendre une décision avec vos collègues vous sera assurément d’un grand soutien.

 

Doit-on en discuter avec l’enfant et poser des questions? Si vous le faites, allez-y de façon très subtile. Vous pouvez lui poser des questions pour connaitre la raison d’une blessure par exemple, mais pendant la petite enfance, l’accès au langage peut sembler limité et faire en sorte qu’il est difficile pour l’enfant de s’exprimer adéquatement.

 

Pour terminer, je vous dirais que ces situations ne sont jamais faciles pour un enfant, mais cela est tout aussi vrai pour vous, l’adulte qui le côtoyez. On voudrait tellement protéger tous les enfants. Sachez cependant qu’il est de votre devoir d’intervenir et de l’aider.

 

Les enfants méritent de la protection, que l’on voit à la réponse de leurs besoins.

 

Maude Dubé, éducatrice spécialisée


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