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Stratégies pour aider les enfants hypersensibles

Ces derniers temps, il m’arrive régulièrement de parler avec des éducatrices et des parents qui remarquent une certaine hypersensibilité chez leurs enfants. Ceux-ci sont sensibles aux bruits qui les entourent, aux textures, aux cris des autres enfants. Trop souvent, ces enfants deviennent en surcharge de stimulation. Une fois leur vase de stimulation trop rempli, ils adoptent des comportements que l’on peut juger négatifs. Cependant, lorsque l’on regarde au-delà de ces comportements, on voit des enfants qui tentent d’exprimer le fait qu’ils ressentent un trop-plein et qui cherchent à l'extérioriser du mieux qu’ils le peuvent.

 

Ces surcharges sont évitables. À tout le moins, on peut travailler pour limiter les stimulations diverses afin de voir des enfants plus calmes, moins réactifs et plus disposés à leur quotidien.

 

Comment peut-on aider ces enfants qui sont hypersensibles à tout ce qui les entoure? Voici ce que je propose et ce que j’ai moi-même utilisé avec mon grand qui vivait lui aussi de l’hypersensibilité à divers niveaux.

 

Créer un espace pour chacun afin de permettre aux enfants de se retrouver

Un enfant sensible à son environnement peut rapidement emmagasiner trop de stimulation. Créer un espace où chacun pourra se retrouver et permettre aux enfants de s’y rendre lorsqu’ils ressentent le besoin de se calmer, d’intérioriser leurs émotions et de diminuer le niveau de stimulation dans leur corps. Pensez à une petite cabane, à une tente avec un gros coussin, voire à un lit installé loin des bruits environnants. Au début, les enfants auront peut-être besoin de votre accompagnement. Ensuite, ils pourront s’y rendre seuls lorsqu’ils vivront un trop-plein.

 

Donner aux enfants la « permission » d’extérioriser leurs besoins

Je me souviens de l’époque où mon garçon faisait beaucoup de bruits de bouche en jouant avec ses figurines. Pour lui, c’était calmant. Pour moi, pas du tout… J’intervenais négativement en l’arrêtant, parce que j’étais incapable de l’entendre. Ma solution a été de lui permettre de le faire dans une pièce éloignée, dans sa chambre afin qu’il ne « dérange » pas les autres. Il y allait et revenait ensuite dans un état beaucoup plus calme. J’ai alors décidé d’aller dans cette optique, c’est-à-dire de lui permettre d'extérioriser ses besoins, tout en l’encadrant. Concrètement, cela signifiait que je lui donnais la permission de sauter s’il en avait besoin, de courir pour faire sortir son trop-plein ou même de se rouler dans le gazon. À force de trop arrêter les enfants, ils accumulent et extériorisent leurs besoins et émotions négativement. Allez-y positivement, pour leur confort et le vôtre.

 

Diminuer les stimulus environnants (sonores et visuels)

Parfois, on aime créer de beaux environnements pour les enfants, des environnements remplis de couleur et de dessins. On fait jouer de la musique, on chante, on danse… Lorsqu’on ajoute tout cela aux cris des enfants, ça peut rapidement devenir le chaos. Pour les enfants qui absorbent tout dans leur environnement, cela peut vraiment devenir difficile à supporter. Pour aider les enfants, je suggère donc de diminuer la quantité de stimulus visuels et sonores en intégrant le moins de couleurs possible, en affichant moins de dessins ou autres décorations aux murs, en faisant appel au silence ou, du moins, en limitant l’utilisation de la musique et en éliminant les bruits divers. Pour les enfants, l’environnement sera ainsi plus calme et donc plus facile à gérer sur le plan de la stimulation.

 

Jouer et manipuler des éléments sensoriels

J’aime beaucoup offrir aux enfants de petits bacs ou sacs contenant des objets sensoriels : des bacs de pâtes alimentaires, de la pâte à modeler, des balles antistress, etc. Ces éléments, lorsqu’ils sont laissés à leur disposition, leur permettent de se centrer sur eux-mêmes. Le fait de les manipuler calme les enfants; cela leur fait du bien. Par la suite, ils sont prêts à revenir en groupe et disposés aux apprentissages.

 

Être dans l’accueil et non dans le jugement

Parfois, il peut être tentant d’interpréter ce que l’on observe. On voit un trop-plein ou des comportements négatifs et on porte un jugement ou on tente de changer les enfants. Je vous conseille d’accueillir ce que les enfants vous démontrent sans porter de jugement. Pour les enfants, il est déjà difficile de devoir composer avec de nombreux stimulus. Ils ont besoin de se sentir appuyés et réconfortés par vous. Ils ont besoin que vous soyez là pour les accompagner, et ce, sans les juger. C’est la meilleure façon d’aider les enfants.

 

Maude Dubé, éducatrice spécialisée


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