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Avril mois de l'autisme

Comment passer sous silence le mois de l’autisme qui se déroule depuis le 1er avril?

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi un mois tout entier est dédié à ce diagnostic.

 

En fait, on évalue qu’au Québec plus d’une personne sur 100 aurait un diagnostic du trouble du spectre de l’autisme (TSA) (certaines études parlent même de 1/79). C’est énorme! Il semblerait qu’il y a 500 nouveaux cas par année. Ça aussi, c’est énorme.

 

Mais comment se fait-il qu’il y en a maintenant autant s’il n’y avait qu’un cas sur 1 000 il y a à peine 6 ans?

 

Il semblerait que les connaissances soient en cause; plus on connait une problématique, plus on est en mesure de la détecter, de la diagnostiquer. Ainsi, il n’est pas surprenant que les régions où les connaissances en termes de TSA sont davantage développées comptent plus de diagnostics de cet ordre.

 

Aussi, on ne peut passer à côté des modifications des critères diagnostiques pour expliquer cette augmentation de cas de TSA. En effet, le spectre s’est élargi en 2013 et inclut maintenant des personnes qui ne se seraient pas qualifiées pour le trouble avant.  

 

Une autre hypothèse est celle qu’il y aurait effectivement plus de cas d’autisme qu’avant. Pourquoi? On n’a malheureusement pas encore la réponse.

 

Mais concrètement, qu’est-ce que le TSA?

 

Le TSA est une variation neurologique qui trouverait son origine dans l’hérédité. Cependant, à ce jour, aucun gène de l’autisme n’a été identifié. Cette variation neurologique fait en sorte que la personne ayant ce diagnostic a plus de difficulté à interagir socialement, à avoir un large champ d’intérêt et à communiquer.

 

Au plan social, on peut penser aux jeunes enfants qui sourient peu, qui semblent dans la lune, qui ont du mal à établir un contact visuel, qui ne se retournent pas systématiquement à l’appel de leur nom. Par ailleurs, il y a les enfants intrusifs avec les autres, qui ont des discussions à sens unique et qui ne respectent pas la « bulle » des autres. Aussi, pour certains enfants, l’imitation est difficile alors qu’il s’agit d’une stratégie importante du développement qui permet de s’identifier à des modèles, d’apprendre, de comprendre. Les enfants neurotypiques (ceux qui n’ont pas diagnostic) apprennent implicitement à regarder dans les yeux, à poser des questions, à démontrer de l’intérêt. Pour les enfants autistes, il faut parfois rendre ces apprentissages explicites, concrets et mécaniques.

 

Au niveau des intérêts, certains enfants autistes ont tendance à s’intéresser à peu de choses. Ainsi, un enfant peut n’aimer que les voitures, que ce qui tourne ou que ce qui se rapporte aux princesses. Pourquoi? C’est peut-être parce qu’il a du mal à s’imaginer comment jouer avec autres choses ou parce qu’il ne sait pas qu’il pourrait avoir du plaisir en essayant un autre jeu. Ainsi, il peut être pertinent d’aider l’enfant à apprécier le coloriage, par exemple, en passant par son intérêt principal.

 

Au plan langagier, certains enfants ayant un TSA ont eu un retard de langage avant l’âge de deux ans. Aussi, il est possible qu’ils apprennent à parler en faisant de l’écholalie, ce qui signifie répéter les phrases entendues. Certains enfants répètent des phrases dans des contextes adéquats alors que d’autres non.

  

Plusieurs « niveaux de fonctionnement » de TSA existent. Ainsi, certains enfants ont une atteinte cognitive, sont non verbaux et semblent plus retirés socialement. À l’inverse, d’autres ont un niveau intellectuel normal ou même plus élevé que la moyenne. Ils s’expriment adéquatement et tentent d’entrer en interaction avec autrui, même si cela ne se fait pas sans heurts.

 

Peu importe le « niveau de fonctionnement », l’intervention précoce est à privilégier. Parfois, il peut être difficile d’atteindre cet idéal, considérant les longs mois qui se transforment bien souvent en années d’attente lorsque les parents font une demande d’évaluation dans une clinique du développement. C’est pourquoi il est important de réagir le plus rapidement possible; plus tôt l’enfant sera inscrit sur une liste d’attente, plus tôt il sera évalué et diagnostiqué et aura accès à des services et ce, que ce soit en ergothérapie, en psychoéducation, en orthophonie…

 

Plus souvent qu’autrement, ce sont les éducatrices en garderie qui sonnent les premières cloches. Pour savoir comment verbaliser vos inquiétudes et les partager avec les parents, vous pouvez vous référer à l’article Problématique chez un enfant; comment en parler aux parents?

 

Il est important de se rappeler que, tout comme les enfants n’ayant pas de diagnostic, les enfants ayant un TSA sont tous uniques!

 

Stéphanie Deslauriers


*Educatout.com n'est aucunement responsable du contenu de cet article. Toutes les informations mentionnées sont la responsabilité de son auteur et educatout.com se dégage de toute responsabilité ou de tout litige découlant de l'affichage dudit article.

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Auteur

Stéphanie DeslauriersStéphanie Deslauriers

 

Psychoéducatrice, Stéphanie Deslauriers a créé le blogue à succès Ensemble, maintenant en septembre 2010.

Elle collabore régulièrement à divers médias, soit la presse, le Web, la télévision et la radio afin d’aborder des sujets en lien avec sa profession. Elle est collaboratrice à l’émission Format Familial depuis la première saison. Elle a remporté le Grand Prix de littérature adulte de la Montérégie pour son premier roman, L'Éphémère, paru en 2014, et a été nominée à deux reprises pour ses ouvrages pédagogiques.

Elle est fascinée par l’être humain et passionnée de la communication sous toutes ses formes. Elle tente de transmettre ceci à ses étudiants de l’Université de Montréal ainsi qu’aux participants qui assistent à ses formations et conférences.




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