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Les causes du stress parental… et les pistes de solution

Un des enjeux reliés au diagnostic est bien souvent l’incompréhension… suivi de la culpabilité. Les parents passent en revue la grossesse, l’accouchement ainsi que les premières années de vie de leur enfant et tentent d’y déceler des erreurs qu’ils auraient commises. La vérité? Votre enfant a une anomalie chromosomique, un dérèglement neurologique et vous n’en êtes pas responsables.

 

Vous êtes ses parents et vous pouvez l’aider à s’adapter le mieux possible aux contraintes et demandes de la vie quotidienne. Avant d’aborder les stratégies de stimulation, parlons plutôt de vous, chers parents.

 

Premièrement, il est normal que vous viviez davantage de stress que les familles typiques. Pourquoi? Parce que votre enfant est moins autonome, parce qu’il fait davantage de crises, parce qu’il a des déficiences dans certaines sphères de son développement, parce qu’il tarde à faire l’apprentissage de la propreté et parce qu’il a des réactions intenses là où les enfants typiques n’en ont pas. Alors, rassurez-vous; vous êtes normaux! Il est normal que vous soyez plus fatigués, plus stressés.

 

La gravité du diagnostic et des manifestations qui y sont associées a une influence sur votre niveau de stress.

 

De plus, dépendamment de la nature de la problématique vécue par votre enfant, celle-ci est plus ou moins visible de l’extérieur. Ainsi, il semblerait que les parents d’enfants autistes vivent un stress plus aigu, en partie parce que l’autisme ne parait pas dans leur visage. Ainsi, ces parents tendent à développer des attentes plus élevées face à leur enfant. Qui dit attentes élevées, dit aussi déception.

 

Il se peut que le regard des autres, soit celui des voisins, des passants et des clients de l’épicerie vous dérange. C’est normal! De leur côté, ils ne comprennent pas ce qu’ils voient. Ils pensent souvent à tort que vous avez un enfant mal élevé qui fait des crises pour rien ou encore, ils sont peut-être intrigués voire dérangés par la différence physique de votre enfant. Cela contribue aussi au stress que vous vivez.

 

Qui plus est, certains troubles affectent les capacités relationnelles de l’enfant et ainsi, ses capacités d’établir une relation avec vous, ses parents. Il se peut que votre enfant ait du mal à identifier ses besoins et à les manifester. À votre tour, il est probable que vous avez plus de difficulté à identifier les besoins de votre enfant et donc d’y répondre adéquatement.

 

Comme les parents d’enfants ayant un diagnostic sont souvent plus fatigués, il est probable que vous participez à moins d’activités et que vous voyez moins votre famille et vos amis. Cet isolement social contribue à son tour au niveau de stress vécu. Cercle vicieux en vue!

 

Ce retrait social peut aussi être dû aux nombreux rendez-vous que vous avez pour votre enfant; les parents doivent eux aussi s’adapter à tous les professionnels rencontrés et adapter leur horaire de travail.

 

Un autre facteur de stress pour les parents est le manque d’autonomie de leur enfant. Ils se posent des questions telles que : Que fera-t-il lorsque je serai vieux? Lorsque je mourrai? Qui s’occupera de mon enfant? S’en occupera-t-il aussi bien que moi? »

 

Avec tous ces facteurs de stress, comment être moins stressés?

Premièrement, vous pouvez agir sur les facteurs sur lesquels vous avez du contrôle. Qu’en est-il des autres facteurs qui sont hors de votre contrôle? Vous devrez apprendre à lâcher prise… Je sais, je sais, cela est plus facile à dire qu’à faire! Penchons-nous sur les éléments contrôlables.

 

Les parents ayant des enfants présentant des besoins particuliers qui sont les moins stressés sont ceux qui prennent soin d’eux-mêmes! Eh oui, vous devez être en mesure de vous donner pour pouvoir donner aux autres. Vous devez avoir de l’énergie pour vous afin d’être en mesure d’en avoir pour les autres, pour votre enfant. Alors, réservez-vous un moment, juste pour vous. Vous aimez aller au cinéma? Allez-y! Vous préférez un souper entre amis? Gâtez-vous! Vous êtes plus du type « spa »? Faites-vous faire les ongles. À moins que vous ne préfériez passer votre après-midi à lire? Faites-le donc!

 

Pour ce faire, il faut avoir le temps et la possibilité de le faire. Informez-vous auprès des organismes de votre région; plusieurs offrent des services de répit ou de gardiennage. Jusqu’à maintenant, deux parents ont affiché des offres d’emploi pour des gardiennes/accompagnateurs pour leur enfant sur mon site Internet, n’hésitez pas à faire de même! Plusieurs parents se sentent coupables de prendre du temps juste pour eux. Ceci vous déculpabilisera : votre enfant sera plus heureux si vous l’êtes vous-mêmes. Vous serez davantage patients envers votre enfant si vous pensez à vos besoins en premier, une fois de temps en temps. En étant plus patients, vos interactions seront plus agréables, vous vous sentirez moins fatigués et donc, moins stressés.

 

Vous pouvez aussi élargir votre réseau de soutien. Tel que mentionné plus haut, un des facteurs de stress (sur lequel vous avez le contrôle) est l’isolement social. Consultez les pages Internet dédiées à l’autisme, les blogues et les forums de discussion. Prenez quelques minutes pour discuter avec les parents que vous croisez à la garderie, ceux que vous rencontrez dans le milieu où votre enfant reçoit des services. Vous pourrez ainsi échanger avec des parents qui vous comprennent, qui vivent une situation semblable à la vôtre et qui ne risquent pas de vous juger!

 

Plusieurs des parents que j’ai rencontrés à la Fondation Mira (j’y ai travaillé durant ma maitrise) sont restés en contact; ils s’échangent des courriels, des photos, du soutien, des soupers entre amis.

 

Ce n’est pas parce que votre enfant présente des besoins particuliers que vous n’avez pas le droit de penser à vous!

 

Alors, sortez dehors, mangez un aliment que vous aimez, lisez un livre qui vous intéresse, allez au cinéma avec votre conjoint… gâtez-vous! Avant d’être parents, vous êtes un homme, une femme, un ami, un conjoint… des êtres humains.

 

Stéphanie Deslauriers


*Educatout.com n'est aucunement responsable du contenu de cet article. Toutes les informations mentionnées sont la responsabilité de son auteur et educatout.com se dégage de toute responsabilité ou de tout litige découlant de l'affichage dudit article.

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Auteur

Stéphanie DeslauriersStéphanie Deslauriers

 

Psychoéducatrice, Stéphanie Deslauriers a créé le blogue à succès Ensemble, maintenant en septembre 2010.

Elle collabore régulièrement à divers médias, soit la presse, le Web, la télévision et la radio afin d’aborder des sujets en lien avec sa profession. Elle est collaboratrice à l’émission Format Familial depuis la première saison. Elle a remporté le Grand Prix de littérature adulte de la Montérégie pour son premier roman, L'Éphémère, paru en 2014, et a été nominée à deux reprises pour ses ouvrages pédagogiques.

Elle est fascinée par l’être humain et passionnée de la communication sous toutes ses formes. Elle tente de transmettre ceci à ses étudiants de l’Université de Montréal ainsi qu’aux participants qui assistent à ses formations et conférences.




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