
Vrai ou faux?
La reconnaissance en milieu familial soulève encore bien des questions. Sur le terrain, certaines idées circulent et peuvent alimenter l’inquiétude, le découragement ou même une certaine résistance face aux changements à venir.
Prendre le temps de démêler le vrai du faux aide souvent à y voir plus clair… et de respirer un peu mieux.
Voici quelques mythes fréquents, et ce qu’il en est réellement.
FAUX « La reconnaissance enlève toute liberté. »
En réalité, la reconnaissance n’a pas pour but de transformer le milieu familial en petite installation ni d’enlever la couleur familiale de votre milieu. Elle vise surtout à offrir un cadre commun, tout en respectant les valeurs, le style et la réalité propres à chaque service de garde. Oui, il y a des règles, mais il y a aussi de la souplesse, de l’adaptation et surtout, de l’accompagnement pour vous aider à appliquer ces règles de façon réaliste, dans le contexte du milieu familial.
FAUX « Je vais être constamment surveillée. »
En réalité, le bureau coordonnateur agit d’abord comme un partenaire. Son rôle est d’accompagner, de soutenir et de répondre à vos questions, pas de chercher des fautes. Oui, il y a des visites de surveillance; celles-ci servent avant tout à assurer la santé et la sécurité des enfants, à soutenir la qualité éducative et à répondre à vos questions. Avec le temps, le lien entre le BC et plusieurs RSGE reconnues devient un repère rassurant, et non une source de stress.
FAUX « C’est trop de paperasse. »
En réalité, plusieurs exigences sont déjà présentes dans le quotidien des personnes qui offrent des services de garde en milieu familial, même sans reconnaissance. Oui, il y a des exigences administratives, mais la reconnaissance permet surtout de clarifier ce qui est attendu, de structurer l’organisation du milieu et de sécuriser les pratiques. Avec les bons outils et un accompagnement adéquat, la gestion devient souvent plus claire et moins lourde qu’on l’imaginait.
FAUX « La reconnaissance ne m’apporte rien de concret. »
En réalité, plusieurs RSGE reconnues parlent de bénéfices bien réels au quotidien : moins d’isolement, plus de soutien, des repères clairs pour prendre des décisions, un sentiment d’appartenance et un meilleur équilibre à long terme.
Bref, la reconnaissance ne devrait pas être vue comme une perte d’autonomie, mais plutôt un moyen de ne plus se sentir seule. Quand on prend le temps de démystifier les perceptions, la démarche devient souvent plus rassurante, plus humaine et plus accessible qu’on le croyait.

Geneviève Beaudet, ps. éd.