
En apportant de la nouveauté, je conserve les routines, les moments de rassemblement, les règles de vie et les façons de faire qui sécurisent le groupe.
J’observe avant de tout changer
Je me pose les bonnes questions : « Qu’est-ce qui me fait penser que les enfants ont besoin de changement? », « Est-ce qu’ils démontrent moins d’intérêt pour les activités proposées? », « Est-ce que les transitions sont plus difficiles ? » ou « Est-ce qu’ils cherchent davantage à bouger? ». Je prends le temps de regarder ce qui se passe réellement avant de changer ma routine.
Je change une petite chose à la fois
Quand je constate que mon groupe a besoin de nouveauté, je peux simplement modifier une partie de la journée. Pourquoi ne pas déplacer une activité à l’extérieur? Transformer un moment habituel en activité motrice ? Sortir du matériel qui n’a pas été utilisé depuis longtemps?
Je fais participer les enfants
Je trouve aussi intéressant de leur demander directement ce qu’ils aimeraient faire : « Qu’est-ce que vous aimeriez essayer cette semaine? » ou « Si on pouvait changer quelque chose dans notre local, qu’est-ce que ce serait? ». Les réponses peuvent parfois nous surprendre. Je peux ensuite partir de leurs idées pour créer de nouvelles expériences tout en conservant les repères dont ils ont besoin.
Je repense parfois à l’aménagement
Lorsque je sens une certaine routine ou une perte d’intérêt, je regarde aussi mon environnement. Cela peut faire une grande différence. Je peux déplacer un meuble, créer un nouveau coin ou faire une rotation de jeux afin de créer un effet de nouveauté. Le local peut évoluer avec le groupe.
Je garde mes repères
Changer ne veut pas dire tout abandonner. Les enfants ont besoin de stabilité et de prévisibilité. En apportant de la nouveauté, je conserve les routines, les moments de rassemblement, les règles de vie et les façons de faire qui sécurisent le groupe.
Marie-Ève David
Éducatrice à la petite enfance