Déménagement
Hanni Conni fait partie de la fière tribu des Indiens hurons. Il vit dans un grand village où les adultes font différents travaux comme chasser, cueillir des fruits, tanner les peaux de bisons et élever les magnifiques chevaux.
Hanni Conni, comme tous les enfants de son âge, aide un peu ses parents, mais joue autour des tipis la plus grande partie de la journée avec ses nombreux amis. Ils inventent des histoires de combat, ils se baignent dans la rivière et font des courses avec les chiens du village.
Un jour, les parents de Hanni Conni annoncent : « Nous sommes des éleveurs de chevaux et le grand village de l’autre côté de la montagne a besoin d’éleveurs de chevaux. Nous devons déménager et aller vivre dans le village situé de l’autre coté de la montagne. »
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Catastrophe!
Hanni Conni va perdre ses amis et tout ce qu’il aime dans son cher village. Il est triste et inquiet. Il dit : « Je ne veux pas déménager, je suis heureux ici. »
La tente est démontée et pliée, les bagages sont placés sur le dos des chevaux et Hanni Conni doit suivre ses parents, le coeur brisé.
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Ils sont bien accueillis dans le nouveau village, mais Hanni Conni ne sourit pas, il ne regarde personne. Il se cache dans le petit bois. Il a de la peine; il boude pendant plusieurs jours.
Ses parents sont très occupés à installer la nouvelle tente, mais ils s’inquiètent. Ils se demandent ce qui arrive à leur petit garçon si joyeux.
Le vieux sage du Conseil des Anciens rejoint Hanni Conni dans le petit bois pour une conversation entre guerriers.
« Je trouve que tu es bien solitaire et taciturne. Quand tu étais dans ton ancien village, étais-tu toujours tout seul comme ici?
- Grand Sage, dans mon ancien village j’étais heureux et j’avais beaucoup d’amis.
- Qu’est-ce que tu avais fait pour te faire des amis?
- Je ne sais pas, j’ai toujours eu mes amis.
- Hanni Conni, je voudrais que tu cherches dans ton cœur pour comprendre comment on se fait des amis.
- Je suppose qu’on va parler à un autre enfant de la tente à coté et on lui demande si on peut jouer avec lui. On lui offre un épi de maïs ou on lui montre notre arc-jouet. (…)
- Tu vois jeune guerrier, tu avais toutes les réponses, mais ton chagrin les cachait. Je crois que les autres jeunes guerriers organisent une course avec les chiens du village. Si tu veux, je vais t’y accompagner pour te présenter. Tu seras peut-être le champion de la course cette année. »
Pour imprimer Hanni Conni
Diane Cloutier