Dernières nouvelles et grandes lignes
Un nouveau vaccin pour les élèves de l'Ontario
Toronto, 1 juin 2009 — À compter du mois de septembre, les parents qui le souhaitent pourront faire vacciner leurs enfants contre quatre souches d'infection invasive à méningocoque (IIM).
Le gouvernement de l'Ontario livrera le vaccin, Menactra, aux bureaux de santé publique qui l'administreront dans le cadre du programme scolaire de vaccination facultative des élèves de 7e année.
Menactra, qui protège contre quatre souches d'IIM (A, C, W-135 et Y), remplacera le vaccin actuel qui agit contre la souche C seulement. Les enfants âgés d'un an, qui sont aussi vaccinés contre les IIM, continueront de recevoir l'ancien vaccin. Menactra a été approuvé au Canada pour les enfants de deux ans et plus.
Les IIM s'attrapent le plus souvent par les jeunes enfants et les adolescents qui peuvent devenir très malades très rapidement. La maladie peut entraîner de graves infections du sang, de la membrane qui entoure le cerveau et de la moelle épinière. La maladie laisse parfois des séquelles permanentes chez les survivants, notamment la surdité, des dommages neurologiques et la perte des bras ou des jambes.
Steve Erwin, Bureau du ministre (416) 326-3986
La peau, un nid à bactéries
Montréal, 2 juin 2009 — Des chercheurs Américains ont été surpris devant la quantité de bactéries que recèle la peau humaine.
Une recherche publiée dans la revue médicale Science nous apprend que la peau humaine, même soigneusement lavée, contient une variété de bactéries plus importante que les chercheurs des National Institutes of Health le croyaient.
Heureusement, toutes ne sont pas nocives pour la santé, comme en témoigne l'auteure derrière ces résultats, la Dre Julia Segre: «Ces microbes peuvent provoquer de mauvaises odeurs, mais ils servent à garder notre peau hydratée et, en cas de blessure, ils empêchent les bactéries dangereuses de pénétrer dans la circulation sanguine».
Grâce au projet Human Microbiome, la généticienne et son équipe tentent de mieux saisir la répartition géographique des bactéries dans le système digestif, particulièrement les «bonnes bactéries» qui jouent un rôle dans le maintien de la santé. Ainsi, ils ont décodé 112 000 bactéries prélevées sur la peau et environ un millier de souches ou espèces bactériennes. (BUM)
Le nombre de journées où l'air est nocif a doublé
Montréal, 7 juin 2009 — Ce n'est pas qu'une impression... Le nombre de journées où l'air est nocif à Montréal a augmenté de plus de 50 pour cent en 2008.
La Ville a recensé 68 jours où l'air était de mauvaise qualité l'an dernier, alors qu'il n'y en avait eu que 44 en 2007. Il semble que tous ces épisodes soient attribuables à une forte concentration de fines particules polluantes, émises principalement par des poêles et des foyers au bois. La météo serait aussi responsable. La pluie projette les particules au sol, rendant l'air moins pollué.
Ainsi, lorsque l'été est pluvieux comme en 2007, on compte moins de jours où la qualité de l'air est mauvaise. (LCN)
Les bienfaits de la sieste chez l'enfant
Montréal, 10 juin 2009 — Des chercheurs Américains affirment que la sieste diminue le risque d'anxiété et de dépression chez l'enfant.
La sieste chez les enfants de quatre à cinq ans n'est pas seulement bénéfique pour les adultes qui en prennent soin, mais également pour les petits eux-mêmes. Selon une étude, dont on a présenté les résultats lundi dernier (8 juin) lors du congrès de l'Associated Professional Sleep Societies, les risques d'hyperactivité, d'anxiété et de dépression diminuent lorsque les bambins dorment un peu durant le jour.
Le Dr Brian Crosby, du département de psychologie de l'Université de la Pennsylvanie, a travaillé avec 62 enfants. 77% d'entre eux avaient l'habitude de faire une sieste durant le jour et il a découvert que le taux d'hyperactivité, d'anxiété et de dépression était plus élevé chez les enfants qui ne dormaient pas le jour. (BUM)
La grippe A (H1N1) devient une pandémie
Montréal, 14 juin 2009 — L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) élève le niveau d'alerte de la grippe A (H1N1) à celui de la pandémie mondiale.
L'OMS vient de faire passer le niveau d'alerte au stade 6, le plus haut niveau de classification.
Selon le dernier recensement de l'OMS, 29 669 personnes de 74 pays ont officiellement contracté le virus de l'influenza A (H1N1). 145 personnes en sont décédées. De ce nombre, selon les données disponibles par l'OMS au 12 juin, 2 978 cas ont été répertoriés au Canada. Encore 532 patients souffrent de cette maladie en ce moment. Quatre personnes ont perdu la vie au pays.
Malgré ce relèvement du niveau de propagation, l'OMS se veut rassurante: «Aucune pandémie antérieure n'a été décelée aussi tôt ni surveillée d'aussi près, en temps réel, dès le tout début. Le monde peut maintenant recueillir le fruit des investissements consentis depuis cinq ans pour la préparation en cas de pandémie. Nous avons une longueur d'avance. Ce qui nous place en position de force.»
Cette pandémie est la première du XXIe siècle. Trois pandémies majeures ont touché l'humanité au siècle précédent. Les spécialistes croient qu'un premier vaccin contre la grippe A (H1N1) sera prêt plus tard cet automne. (BUM)
Des piscines publiques infestées de parasites
Montréal, 16 juin 2009 — Les grandes chaleurs de l'été viennent d'arriver et les piscines publiques ouvrent leurs portes. Les baigneurs devraient tout de même faire attention puisque les piscines publiques sont parfois infestées de parasites.
Selon le Centre de Contrôle et de Prévention des maladies aux États-Unis, les cas de maladies intestinales, qui ont été rapportés suite à une baignade dans des piscines publiques ou dans des points d'eau dans des parcs, ont augmenté ces dernières années.
Selon le New York Times, le problème viendrait d'un parasite nommé le cryptosporidium, qui se retrouve dans les excréments des humains et qui serait résistant à l'eau chlorée. Ce parasite pourrait survivre plus de 10 jours dans les piscines publiques. Les gens ne devraient pas nager ou laisser leurs enfants aller dans les piscines publiques lorsqu'ils ont la diarrhée. Les autorités publiques ne veulent pas que les gens arrêter d'aller dans les piscines, mais ils devraient seulement faire attention lorsqu'ils nagent. Le parasite peut seulement être dangereux lorsque les nageurs avalent l'eau.
(Branchez-vous) - Sophie Montminy
Mise en garde de Santé Canada
Montréal, 25 juin 2009 — Selon Santé Canada, il existe un certain risque de contamination croisée avec les sacs d'épicerie réutilisables.
Santé Canada a publié un avis afin de mentionner à la population qu'il existe un certain risque de contamination croisée lorsqu'on utilise des sacs d'épicerie et des bacs réutilisables.
Selon l'organisme, ce phénomène peut se présenter lorsque les fruits et les légumes sont en contact avec des bactéries contenues dans la viande, la volaille ou le poisson cru. De plus, il semble qu'il vaut mieux éviter de déposer au sol ou dans la voiture ces sacs et bacs puisque cela augmente le risque de contamination.
Ainsi, Santé Canada a livré quelques mesures d'hygiène à adopter:
- Laver les sacs après utilisation.
- Placer viandes, volailles et poissons frais ou congelés dans des sacs en plastique à part.
- Séparer les aliments consommés crus ou prêts à manger des viandes, volailles et poissons.
- Placer les fruits et légumes frais dans des sacs de plastique pour éviter toute contamination croisée.
- Nettoyer l'endroit où sont placés les sacs ou les bacs pour les vider.
(BUM)
Nathalie Thibault B.Sc. M.Sc.
Consultante en prévention des infections
Propriétaire de Germaction