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Encourager l'activité physique des familles

Pourriez-vous intégrer un peu plus d’activité physique dans votre journée? Nous avons demandé à trois familles canadiennes ordinaires de relever ce défi — leurs résultats sont étonnants et inspirants.

Sara Bedal

 

Activité famille - SubwayÀ vos marques, prêts, partez!

Le réveil sonne et votre famille se lève et court au travail, à l’école, à la garderie. Vous choisissez l’escalier au travail, marchez jusqu'au guichet automatique le midi, puis courez à la maison pour conduire les enfants au soccer et à la piscine, pendant que papa s’occupe de la promenade du chien. Chacun semble suffisamment actif...

 

Mais l’est-il? Probablement pas. Une vaste étude montre que seulement neuf pour cent des enfants de 5 à 19 ans atteignent les objectifs établis dans les guides d'activité physique canadiens. Même notre perception de la quantité d'exercice que font nos enfants est erronée. Dans son bulletin publié en 2007, l’organisme canadien sans but lucratif Jeune actif, Jeune en bonne santé, qui fait la promotion de l’activité physique chez les jeunes, rapporte que presque tous les parents indiquent que leurs enfants sont très actifs physiquement. Mais en réalité, moins de la moitié le sont suffisamment pour garantir leur croissance et s’assurer d’un développement sain.

 

Today’s Parent a donc demandé à trois familles, dont la mienne, de mesurer les niveaux d’activité de leurs membres. Ceux-ci ont dû porter des podomètres pour compter leurs pas, pendant qu’ils marchaient ou couraient, et utiliser des tables d’équivalence pour suivre leurs progrès dans d’autres activités. (Qui aurait cru qu’une demi-heure de minigolf représente environ 2 730 pas?) Les enfants devaient viser à atteindre 16 500 pas par jour; les adultes, 10 000. Ces chiffres correspondent à peu près aux quantités d’activité physique quotidienne recommandées dans les guides d'activité physique canadiens.

 

Au bout d’une semaine, nous avons remis nos « résultats » à Jason Weber, un physiologiste de l’exercice agréé qui entraîne des athlètes professionnels et conçoit des programmes de conditionnement physique pour des écoles primaires et pour des particuliers au Human Performance Centerde l’Université de Saskatchewan. Jason ne nous a pas dit si nous avions réussi ou échoué, mais il nous a fait des suggestions sur la façon de mieux faire. Nous avons donc repris nos podomètres pour une seconde semaine et tenté d’améliorer nos résultats. Continuez à lire pour apprendre comment chacun de nous s’est ajusté — et prenez note de quelques idées pour amener votre famille à bouger plus souvent.

 

Famille 1 : Sara Bedal, 48 ans, et Ronen Grunberg, 49 ans, parents de Meaghan, 11 ans. Aurora, Ontario.

 

La curiosité (teintée d'un soupçon d’angoisse en ce qui me concerne) nous a forcés à relever ce défi. Notre fille Meaghan, qui prend l’autobus pour se rendre à l’école, a récemment remplacé son activité dirigée — la nage synchronisée — par la comédie musicale, une activité moins exigeante sur le plan physique. Or je suis au courant que les niveaux d’activité des filles, en particulier, ont tendance à diminuer à mesure qu’elles vieillissent. Ronen, qui enseigne à l’école secondaire, est sur ses pieds presque toute la journée après une heure de déplacement pour se rendre au travail, alors que je me contente de monter simplement quelques escaliers pour aller travailler comme rédactrice et éditrice autonome. Les fins de semaine, j’ai hâte de sortir de la maison avec Meaghan — que ce soit pour faire du vélo sur un sentier dans la nature en été, ou en dévalant des côtes en toboggan l’hiver. Ronen préfère se détendre à la maison après une semaine trépidante.

 

Semaine 1 : Il était difficile d’ignorer les podomètres accrochés à nos ceintures et de prétendre qu’il s’agissait d’une semaine « normale ». Ronen a décidé de marcher jusqu'au club vidéo plutôt que d’y aller en auto et j’ai été impressionnée d’accumuler l’équivalent de 3 200 pas en faisant des longueurs de piscine pendant 15 minutes. Ce qui a été vraiment révélateur? Meaghan a eu du mal à atteindre 6 000 pas les jours de semaine où elle n’avait pas de cours d’éducation physique.

 

Le verdict : « N’essayez pas de tout corriger en même temps », nous a conseillé Jason Weber. De petites initiatives, une marche en famille après le souper par exemple, peuvent générer des changements durables. Jason m’a également suggéré de demander à un ou une amie de marcher avec moi, les jours de semaine, alors que le sentier nature voisin est virtuellement désert. Pendant qu’il fait des corrections le soir, Ronen pourrait prendre une pause et monter et descendre les escaliers pendant cinq minutes pour accroître son rythme cardiaque.

 

Semaine 2 : Des gains à tout point de vue. Ronen a découvert qu'il lui convient parfaitement de jogger sur place, chaque fois qu’il a un moment libre, et de prendre des marches supplémentaires après le travail et la fin de semaine. Meaghan et moi avons invité un ami et doublé le plaisir — et notre niveau d’activité — en pratiquant le patin à la patinoire du voisinage après l’école. Lorsque la météo limite nos plans d’activité extérieure, nous avons placé une vidéo d’exercice dans le magnétoscope ou pris le chemin d’un gymnase du quartier pour une séance de trampoline.

 

Ce que nous avons appris : Le port du podomètre a éveillé notre esprit de compétition et nous a incités à faire des efforts. Plus important encore, nous avons appris que l’accumulation quotidienne d’un nombre suffisant de pas pour atteindre un mode de vie sain et actif — moyennant un apport raisonnable de sueur — était à notre portée.

 

Famille 2 : Teresa Budd, 37 ans, et Steve Budd, 40 ans, parents de Keira, 3 ans, et d’Alexa, 1 an. Vancouver Nord.

 

Teresa Budd rigole lorsqu’elle dit que sa famille ne ressemble pas au stéréotype de la vie active de la « côte ouest ». Avant d’avoir des enfants, cette ambitieuse avocate s’entraînait à courir le marathon. Maintenant, elle ne dispose tout simplement pas d'assez d'heures dans une semaine pour intégrer une séance régulière d’exercice. « Je suis déjà en manque de sommeil », affirme-t-elle. Debout à 6 h en semaine, Teresa participe à des activités professionnelles trois ou quatre soirs par mois. Il lui arrive aussi de replonger dans son travail de bureau après avoir couché ses filles à 20 h 30. Tout ce qu’elle réussit à faire, ce sont quelques pompes et quelques redressements en regardant la télé. Steve, orthodontiste, arrive à courir plusieurs fois par semaine de 20 à 25 minutes. Steve et Teresa promènent également leur chien – un dachshund miniature – chaque jour. L’aînée des filles, Keira, apprend à nager, fait du ballet et suit un cours de musique durant lequel elle danse, en plus de marcher jusqu'à la prématernelle avec sa petite sœur Alexa et leur gardienne.

 

Semaine 1 : Les moyennes de Keira et de Steve ne révèlent pas tout. En se basant sur l’ensemble de ses activités, Jason déclare que Keira « est formidable — une enfant de trois ans très active ». Selon lui, cependant, le podomètre n’est peut-être pas le meilleur outil pour mesurer les niveaux d’activité d’un tout-petit. (En fait, il n’existe pas beaucoup de données scientifiques sur l’utilisation des podomètres par des enfants de moins de six ans. De toute manière, l’objectif quotidien de 16 500 pas s’applique aux enfants de six ans et plus.) Par ailleurs, même si Steve a couru à quatre reprises cette semaine, son compte de pas a été systématiquement inférieur à 9 000, étant donné que sa foulée en course est beaucoup plus longue que celle de ses pas marchés : il fait donc moins de pas pour couvrir la même distance. Teresa, qui vient de reprendre le travail après son congé de maternité, a presque atteint les 10 000 pas après une longue marche dominicale sur des sentiers avoisinants.

 

Le verdict : Compte tenu de ses contraintes de temps, Teresa devrait se fixer un objectif réalisable presque immédiatement — par exemple, hausser son nombre de pas de 1 000 par jour pour commencer. Stationner plus loin de sa destination, utiliser l’escalier plutôt que l’ascenseur et se rendre un bloc plus loin avec le chien, tout cela s’additionne. Si l’on pense à quelque chose de plus structuré, Teresa devrait déterminer ce qui l’intéresse et l’intéressera à long terme. « Elle y arrivera par essais et erreurs, explique Jason. Elle pourrait opter d’abord pour une séance vidéo de yoga de 20 minutes. Lorsqu’elle sentira qu’elle maîtrise cette activité, elle pourrait passer à une vidéo de musculation ou d’entraînement cardiovasculaire. » De son côté, Steve souhaite allonger graduellement son parcours de course pour atteindre 10 km d’ici l’été.

 

Semaine 2 : Les trois ont réussi à augmenter leur nombre moyen de pas. Teresa a volontairement stationné à un niveau plus bas au travail, ce qui l’oblige à utiliser l’escalier. Elle a aussi opté pour un parcours plus long pour aller luncher et a marché davantage à l’intérieur du bureau. De son côté, Steve a ajouté cinq minutes à sa course.

 

Ce qu’ils ont appris : « Je ne devrais pas être si exigeante envers moi-même, déclare Teresa. Je fais plus de pas que je ne le croyais, étant donné qu’à la base, je suis assise dans un bureau toute la journée. » Elle ajoute : « Évidemment, je peux faire beaucoup mieux. Ce n’est pas très exigeant que d’ajouter quelques pas. »

 

Famille 3 : Kim Herperger, 41 ans, et Steven Herperger, 42 ans, parents de Keegan, 11 ans, et de Bryn, 8 ans. Regina.

 

Keegan et Bryn Herperger sont plus actifs que la moyenne. Ils font de la planche à neige et jouent au hockey l’hiver, marchent jusqu'à l’école et suivent des cours de natation. Néanmoins, les jeux vidéo et la télévision occupent de plus en plus de leur temps, selon leur maman, Kim, consultante autonome en communications, qui s’organise pour accomplir la plus grande partie de son travail pendant les heures de classe. Elle joue dans une ligue de quilles une fois par semaine, a l’habitude de promener le chien et s’entraîne sur l’exerciseur familial pour le ski lorsqu’elle a une demi-heure de libre. Steven, gestionnaire dans le secteur des technologies de l’information, se rend au travail à vélo l’été, fréquente le gym à l’heure du lunch trois fois par semaine et est entraîneur de hockey pour ses enfants.

 

Semaine 1 : « Phénoménal ». C’est le commentaire de Jason Weber à propos de la semaine d’essai des Herperger. Le nombre de pas de Keegan et de Bryn grimpe en flèche les jours où ils jouent au hockey, alors que Steven dépasse constamment les 15 000 pas du lundi au vendredi. Kim parcourt entre 5 400 et 10 000 pas simplement en répondant aux demandes quotidiennes associées au travail, à la famille et au chien, tout en augmentant ses totaux les quatre jours où elle joue aux quilles et monte sur l’exerciseur.

 

Le verdict : Les Herperger dépassent facilement les nombres de pas recommandés presque tous les jours, mais Jason a quand même quelques idées pour les aider à atteindre aussi leurs objectifs les jours où leur rythme est plus lent. Kim devrait chercher des occasions d’être active et en profiter spontanément. En assistant à la pratique de hockey de ses fils, par exemple, elle pourrait marcher rapidement autour de la patinoire. « Trouvez des moments où vous pouvez faire plusieurs choses à la fois », suggère Jason. Dans le cas de Steven, pour qui le nombre de pas chute pendant le weekend, il propose d’ajouter différentes activités : en promenant le chien ou allant nager avec la famille, il complèterait son entraînement structuré sur l’elliptique et sa pratique de la musculation.

 

Semaine 2 : Des conditions météo extrêmes ayant sabordé le plaisir des activités extérieures, la plupart des moyennes de la famille ont diminué. Bryn et Keegan sont restés à l’intérieur pour se reposer, les promenades du chien ont été suspendues et deux grosses soirées de travaux scolaires ont réduit le temps consacré à l’activité physique. Même les projets de tournoi de quilles du vendredi soir de la famille sont tombés à l'eau parce qu’aucune allée n’était disponible. (Conseil de Jason : toujours avoir un plan B.) Ces gens actifs nous inspirent tout de même. Steven a surpassé ses résultats du weekend, en partie grâce à une heure de travail domestique (l’équivalent d’environ 5 500 pas).

 

Ce qu’ils ont appris : Contrairement à la majorité des parents canadiens, Kim a sous-estimé le niveau d’activité de ses enfants. Elle raconte : « Je suppose que les garçons ont été plus actifs que je ne le pensais, en particulier au cours de la première semaine. On a tendance à ne penser qu’au fait qu’ils jouent trop aux jeux vidéo et parfois à ne pas s’attarder aux autres choses qui les occupent. » Bryn, le plus jeune des fils, s’est fixé un nouvel objectif : « traverser » le Canada en compilant ses pas en ligne. (Les podomètres StepsCount sont offerts avec un code d’accès qui permet d’enregistrer ses pas et de suivre son évolution en ligne. Accédez au site stepscount.com pour de plus amples renseignements.)

 

Faites l’essai de ce qui suit chez vous

 

Vous cherchez des façons amusantes et originales de bouger? Voici comment on stimule l’enthousiasme pour l’activité physique dans certaines collectivités du pays.

 

On innove après l’école – Ardrossan, Alberta
Le transport des enfants vers les lieux d’activités – aller et retour – représente parfois un grand défi dans cette collectivité rurale, là où certains parents travaillent à l’extérieur de la ville pendant 10 jours consécutifs à l'exploitation des sables bitumineux de Fort McMurray. On comprend donc que le soulagement fut grand lorsque le comité de parents de l’école primaire Uncas a lancé un programme permettant d’amener les élèves à des cours de natation et des activités de gymnastique, de ski alpin ou de ski de fond. Un autobus cueille les enfants et des parents bénévoles après l’école et les ramène avant le souper. Les familles paient pour les activités hebdomadaires de leurs enfants et contribuent aussi aux coûts du transport par autobus.

 

Donner le ton – Deep River, Ontario
Plus de 275 nouvelles mamans, enfants d’âge scolaire, adolescents bénévoles, aînés et autres adeptes de Get W.I.T.H. It! ont participé à un programme de marche gratuit à l’école secondaire Mackenzie. (W.I.T.H. signifie « Walk In The Halls », c'est-à-dire « Marchons dans les couloirs ».) L’activité se déroule deux soirs par semaine d’octobre à mars dans cette ville de 4 200 habitants, où il n’y a ni piste d’entraînement intérieure, ni voie piétonne, et où l’on trouve quelques trottoirs seulement. Les marcheurs peuvent choisir entre un parcours facile, moyen ou intense et mesurent leurs progrès au moyen de podomètres prêtés par une entreprise de la région. (Vous voulez lancer un programme semblable dans votre région? Obtenez une trousse de StepsCount en téléphonant au 1 866 342-2328 ou en communiquant par courriel à l’adresse info@stepscount.com.)

 

Gigoter et s’agiter, c’est permis – Maple Ridge, Colombie Britannique
La santé physique, c’est un mode de vie à l’école primaire Harry Hooge, où des étudiants formés dirigent des séances d’aérobie lors de rencontres qui ont lieu deux fois par semaine. Dans les classes, des bacs « action » remplis de cordes à sauter, de barres d’appui et d’autre matériel aident les enseignants à intégrer de l’activité physique à l’horaire chaque jour. Les élèves  utilisent également les ballons d’exercice — comme chaises — au laboratoire d’informatique. « Cela leur permet de faire de l’exercice en étant simplement assis, en utilisant leurs principaux muscles pour rester en équilibre », explique l’enseignante de sixième Lorna Harmston.

 

Un voyage incroyable – Ingonish et Dingwall, Nouvelle-Écosse
Les élèves des écoles primaires Cape Smokey et North Highlands traversent le pays aller-retour — sur papier, du moins. Pour contribuer à ce voyage de plus de 16 millions de pas, les enfants transmettent les données de leurs podomètres après le cours de gymnastique et la période de lunch à l’intérieur de l’école, et leur parcours est reporté sur une carte du Canada. Ce n’est pas un mince exploit, étant donné qu’il n’y a que 226 élèves au total dans ces deux écoles rurales. (Plusieurs membres du personnel compilent aussi leurs pas et se lancent des défis d’une école à l’autre.) Le professeur d’éducation physique Joe MacNeil a lancé l’utilisation des podomètres il y a quatre ans et affirme que ce sont les « meilleurs outils de motivation » qu’il a utilisés au cours de ses 32 années d’enseignement.

 

Publication initiale : Today's Parent, juin 2008

 


 

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